La bavette et son gratin de coquillettes au Comté incarnent l’alliance parfaite entre tradition bouchère et réconfort fromager. Cette recette familiale mise sur la qualité des produits : une viande persillée qui fond sous la dent, des pâtes gratinées dorées à souhait, le tout sublimé par la puissance aromatique du Comté. Un plat généreux qui transforme un dîner ordinaire en moment de partage authentique, sans artifice ni complications techniques. L’équilibre des textures et des saveurs fait de ce duo un classique indémodable de la cuisine française, accessible à tous les cuisiniers, débutants comme confirmés.
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35
facile
€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
1. Cuisson des coquillettes
Portez à ébullition un grand volume d’eau salée dans une casserole. Versez les coquillettes et laissez cuire selon le temps indiqué sur l’emballage, en retirant 2 minutes avant la fin pour qu’elles restent légèrement fermes. Égouttez-les soigneusement et réservez-les dans un saladier. Cette cuisson al dente — légèrement croquante au centre — permettra aux pâtes de ne pas devenir molles lors du passage au four.
2. Préparation de la sauce au Comté
Dans une casserole à feu doux, versez la crème fraîche et ajoutez 150 grammes de Comté râpé. Mélangez régulièrement avec un fouet jusqu’à ce que le fromage soit complètement fondu et la sauce bien homogène. Assaisonnez avec du sel, du poivre et une pincée de muscade. Goûtez et ajustez l’assaisonnement selon vos préférences. La muscade révèle les arômes du fromage sans les masquer.
3. Assemblage du gratin
Préchauffez votre four à 180°C. Beurrez généreusement un plat à gratin. Mélangez les coquillettes égouttées avec la sauce au Comté, puis versez le tout dans le plat. Répartissez uniformément et parsemez le dessus avec les 50 grammes de Comté restant. Cette double couche de fromage garantit un gratin croustillant en surface et crémeux à l’intérieur.
4. Cuisson du gratin
Enfournez le plat pour 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que la surface soit dorée et gratinée. Si vous aimez une croûte plus marquée, activez le gril du four les 3 dernières minutes en surveillant attentivement pour éviter que le fromage ne brûle. Sortez le plat et laissez-le reposer 5 minutes avant de servir.
5. Cuisson de la bavette
Pendant que le gratin termine sa cuisson, sortez la bavette du réfrigérateur 15 minutes à l’avance pour qu’elle soit à température ambiante. Chauffez une poêle à feu vif avec l’huile. Saisissez la bavette 2 à 3 minutes de chaque côté pour une cuisson saignante — rouge au centre —, ou 4 minutes par face pour une cuisson à point — rosée au centre. Salez et poivrez généreusement après la cuisson, jamais avant, pour préserver la tendreté de la viande.
6. Repos et découpe de la viande
Déposez la bavette sur une planche à découper et laissez-la reposer 5 minutes sous une feuille d’aluminium. Ce temps de repos permet aux jus de se répartir uniformément dans les fibres. Découpez ensuite la bavette dans le sens perpendiculaire aux fibres — en tranches d’environ 1 centimètre d’épaisseur — pour obtenir une viande tendre et facile à mâcher.
7. Dressage et service
Disposez les tranches de bavette sur des assiettes chaudes. Servez immédiatement avec une généreuse portion de gratin de coquillettes encore fumant. Accompagnez d’une salade verte assaisonnée d’une vinaigrette légère pour apporter de la fraîcheur et équilibrer la richesse du plat.
Mon astuce de chef
Pour vérifier la cuisson de votre bavette sans la couper, utilisez la technique du toucher : une viande saignante est souple comme la base de votre pouce lorsque votre main est détendue, une viande à point est ferme comme cette même zone lorsque vous joignez le pouce et l’index. Cette méthode de chef vous évitera de piquer la viande et de perdre ses précieux jus.
Si votre gratin vous semble trop sec après cuisson, n’hésitez pas à ajouter un filet de crème fraîche chaude juste avant de servir. Vous pouvez également préparer le gratin à l’avance et le réchauffer 15 minutes à four moyen, en couvrant le plat d’aluminium pour éviter que le dessus ne sèche.
Choisissez une bavette bien persillée avec des marbrures de gras — ces fines veines blanches dans la chair — qui garantissent moelleux et saveur. Demandez à votre boucher de retirer la membrane argentée qui entoure parfois la pièce, elle durcit à la cuisson.
Des rouges charnus pour accompagner la bavette
L’intensité de la bavette et la richesse du gratin au Comté appellent des vins rouges structurés. Un Côtes-du-Rhône Villages ou un Crozes-Hermitage offriront des tanins souples et des notes épicées qui s’accordent parfaitement avec le bœuf grillé. Pour les amateurs de vins plus puissants, un Cahors ou un Madiran apporteront une belle profondeur avec leurs arômes de fruits noirs et leur caractère affirmé. Si vous préférez la Bourgogne, optez pour un Mercurey ou un Givry qui marieront élégance et corps suffisant pour tenir tête à la viande. Servez ces vins légèrement chambrés, entre 16 et 18°C, pour révéler tous leurs arômes.
L’info en plus
La bavette appartient à la famille des morceaux du quartier arrière du bœuf, située dans la région abdominale de l’animal. Son nom vient de sa forme allongée rappelant un bavoir. Longtemps considérée comme un morceau populaire et économique, elle a conquis les tables des bistrots parisiens au début du XXe siècle avant de devenir une pièce de choix pour les amateurs de viande persillée. Sa texture fibreuse caractéristique demande une cuisson rapide et une découpe précise pour révéler toute sa tendreté. Le gratin de pâtes au Comté, quant à lui, s’inscrit dans la tradition comtoise où ce fromage d’appellation d’origine protégée règne en maître depuis le XIIIe siècle. Cette recette familiale valorise le savoir-faire fromager des montagnes du Jura et illustre parfaitement la cuisine de terroir française, généreuse et sans prétention.



