Adieu les pommes de terre ou les courges, ce gratin de panais aux 3 fromages est l’accompagnement de Noël qui surprend

Adieu les pommes de terre ou les courges, ce gratin de panais aux 3 fromages est l’accompagnement de Noël qui surprend

Oubliez la sempiternelle purée de pommes de terre ou le trop classique gratin de courge. Pour les fêtes de fin d’année, osez la différence et surprenez les papilles de vos convives avec un légume racine injustement boudé : le panais. Loin de son image de légume rustique et fade, le panais se révèle, dans cette recette, sous un jour nouveau, à la fois doux, subtilement sucré et avec une délicate saveur de noisette. Enveloppé dans un onctueux appareil crémeux et sublimé par l’alliance de trois fromages de caractère, ce gratin est bien plus qu’un simple accompagnement. C’est une véritable déclaration d’amour aux saveurs authentiques de l’hiver, une assiette réconfortante et élégante qui saura trouver sa place sur votre table de Noël et marquer les esprits.

25 minutes

50 minutes

facile

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

1. La préparation des vedettes : les panais

Commencez par éplucher soigneusement vos panais à l’aide d’un économe. Si vos légumes sont assez gros, il est possible qu’ils aient un cœur un peu fibreux. Dans ce cas, coupez-les en quatre dans la longueur et retirez cette partie centrale avec la pointe d’un couteau. L’étape cruciale pour une cuisson parfaite est la découpe. Munissez-vous d’une mandoline et réglez-la pour obtenir des tranches très fines, d’environ 2 à 3 millimètres d’épaisseur. La régularité est la clé d’un gratin fondant et homogène. Travaillez avec précaution, la mandoline est un outil formidable mais redoutable pour les doigts. Utilisez toujours le poussoir de sécurité.

2. La confection de la sauce crémeuse

Dans une casserole, versez la crème liquide et le lait. Ajoutez une gousse d’ail que vous aurez préalablement écrasée avec le plat d’un couteau pour en libérer tous les arômes, ainsi que le thym séché. Faites chauffer le mélange à feu doux, sans jamais le porter à ébullition. Laissez ensuite le tout infuser, c’est-à-dire laisser les arômes se diffuser doucement dans le liquide, pendant une dizaine de minutes hors du feu. Retirez ensuite l’ail à l’aide d’une petite passoire. Salez, poivrez généreusement et ajoutez la noix de muscade fraîchement râpée. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Ce liquide parfumé est ce que l’on appelle en cuisine un appareil.

3. Le montage du gratin, un jeu de construction gourmand

Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Prenez votre plat à gratin et frottez-le généreusement avec la deuxième gousse d’ail coupée en deux. Cette astuce toute simple va parfumer subtilement l’ensemble du plat. Beurrez ensuite copieusement le fond et les parois du plat. Disposez une première couche de rondelles de panais en les faisant se chevaucher légèrement, comme des tuiles sur un toit. Nappez cette couche avec un peu de votre appareil à la crème.

4. L’union sacrée des trois fromages

Pendant que votre four chauffe, râpez le comté, le beaufort et le parmesan dans des bols séparés. Mélangez le comté et le beaufort. Saupoudrez la moitié de ce mélange sur votre première couche de panais. Répétez l’opération : une couche de panais, un peu de crème, puis le reste du mélange comté-beaufort. Terminez par une dernière couche de panais bien ordonnée et versez le reste de la crème en veillant à ce qu’elle se répartisse partout. Le gratin doit être bien imbibé.

5. La touche finale pour un gratin doré et gratiné à la perfection

Saupoudrez uniformément toute la surface du gratin avec le parmesan râpé. C’est lui qui va former une croûte dorée et croustillante à la cuisson, le fameux « gratiné ». Enfournez pour 45 à 50 minutes. Le gratin est cuit lorsque les panais sont tendres et fondants et que le dessus est joliment coloré. Pour vérifier la cuisson, plantez la lame d’un couteau au centre : elle doit s’enfoncer sans résistance. Laissez le gratin reposer 5 à 10 minutes à la sortie du four avant de le servir. Cette attente permet aux saveurs de se concentrer et au gratin de se « tenir » un peu mieux.

Louise Lebouillon

Mon astuce de chef

Pour une note encore plus festive et surprenante, n’hésitez pas à glisser quelques lamelles de poire conférence ou de pomme reinette entre les couches de panais. Leur douceur acidulée créera un contraste saisissant avec la puissance des fromages et la saveur presque miellée du panais. Une autre astuce consiste à ajouter quelques cerneaux de noix ou des noisettes concassées sur le dessus avec le parmesan pour un supplément de croquant.

Quel vin pour sublimer ce gratin ?

Pour accompagner la richesse des fromages et la douceur du panais, un vin blanc du Jura, comme un Arbois Chardonnay, sera un partenaire de choix. Ses arômes de noix fraîche, de beurre et sa belle minéralité feront écho à la complexité du plat. Si vous préférez le vin rouge, optez pour la finesse et l’élégance d’un Pinot Noir de Bourgogne ou d’Alsace, dont les tanins souples et les notes de fruits rouges n’écraseront pas la délicatesse du gratin.

L’info en plus

Le panais est un peu l’ancêtre oublié de nos potagers. Avant que la pomme de terre ne débarque des Amériques et ne conquière l’Europe, le panais était un aliment de base, apprécié pour sa robustesse et sa teneur en nutriments. Il a la particularité de devenir plus sucré après avoir subi les premières gelées, un phénomène naturel qui concentre ses sucres. Ce gratin est donc un hommage à ce légume racine plein de ressources, en l’associant à deux joyaux des alpages français : le Comté et le Beaufort. Ces fromages à pâte pressée cuite, au lait cru de vache, apportent une profondeur et une longueur en bouche incomparables, transformant un simple plat de légumes en un mets de fête.

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